« Le stabilisant, les conseils pour le maîtriser »

Dans mon précédent article dont vous pouvez prendre connaissance ici, je vous présentais le stabilisant. Je vais maintenant aller un peu plus loin sur le sujet afin que vous puissiez avoir une connaissance plus complète.

Mesurer le stabilisant

Mesurer le stabilisant

 

1/ Au fait, comment je fais pour mesurer le stabilisant ?

Rien de plus simple.

Cette mesure est donnée par la majorité des bandelettes de mesures que vous trouverez sur le marché. La même bandelette vous donnera en général le taux de chlore, le pH, le TAC et le taux de stabilisant.

Par précaution, faites cette mesure au moins 1 à 2 fois par saison.

2/ Le stabilisant a aussi une autre incidence sur le chlore …

Effectivement, le stabilisant diminue la teneur en chlore actif.

Il vous faudra donc maintenir une concentration de chlore plus élevée.

L’arrêté du 28 septembre 1989 stipule que :

  • Pour les eaux contenant de l’acide cyanurique (le stabilisant), la teneur en chlore libre sera d’au moins 2mg/l, sans toutefois dépasser 3mg/l.
  • Pour les eaux dépourvues de stabilisant, la teneur de chlore actif sera dans ce cas comprise entre 0,4 et 1,4mg/l.

3/ J’ai trop de stabilisant, que faire ?

Voilà une perspective peu réjouissante puisque le stabilisant ne se dégrade pas dans l’eau !

Une seule solution pour faire baisser le taux de stabilisant.

  • Vider partiellement votre piscine et renouveler avec de l’eau « neuve ».

N’oubliez pas de faire ensuite un traitement choc afin de rendre la nouvelle eau saine et propre à la baignade.

Il est par ailleurs conseillé de renouveler annuellement entre 30 et 50% de l’eau de votre piscine. C’est en général ce que vous êtes amené à effectuer au moment de l’hivernage. De plus, tout au long de la saison, vous effectuez des apports réguliers. Ceux-ci sont souvent nécessaires pour compenser l’évaporation naturelle ou encore l’eau que vous avez évacué lors des lavages du filtre.

Ces renouvellements « nécessaires », combinés à la vidange partielle lors de l’hivernage, permettent en général de maintenir le taux de stabilisant en-dessous de la norme de saturation.

En prévention, vous pouvez également alterner les différents types de chlores.

Ainsi, si votre taux de stabilisant est correct, vous pouvez tout à fait utiliser du chlore non stabilisé, présenté sous forme de sticks. Vous pourrez ainsi limiter la sur-concentration de stabilisant dans votre eau de baignade.

Attention :

Il ne faut surtout pas mélanger les 2 types de chlores (stabilisé et non stabilisé). La réaction peut-être explosive !

Veillez à bien vérifier qu’il ne reste plus de chlore stabilisé dans votre distributeur avant de mettre du non stabilisé. L’inverse est vrai aussi.

4/ On ne parle pas du brome ?

A juste titre.

Un des avantages du brome est sa bonne résistance aux UV émis par le rayonnement solaire. Contrairement au chlore, il n’a donc pas besoin d’être stabilisé.

Si vous mettez du stabilisant dans une piscine traitée au brome, vous allez provoquer la formation de bromocyanurates ce qui aura pour effet de bloquer les actions bactéricides et oxydantes du brome.

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5/ A retenir sur le stabilisant 

Comme je l’indiquais dans l’article précédent, entre le chlore et le stabilisant, chacun à son rôle. Celui du stabilisant est de prolonger l’action du chlore et donc de vous permettre de diminuez votre consommation de chlore tout en l’utilisant comme traitement de fond. On parle alors de chlore stabilisé, chlore lent ou chlore organique.

J’en parlai dans l’article, il est également possible d’utiliser du chlore non stabilisé ou chlore inorganique (hypochlorites de sodium ou eau de javel, hypochlorite de calcium). Vous les utiliserez plutôt pour des traitements rapides et brefs, comme les traitements choc. Pour retarder la sur-stabilisation, vous pouvez aussi les utiliser et ainsi varier les types de chlore utilisés, avec et sans stabilisant.

Je me répète, si vous alternez chlore stabilisé et non stabilisé, veillez à bien respecter bien les consignes indiquées précédemment.

Mais pour revenir au chlore stabilisé, voici un petit conseil pour finir cet article.

Lorsque vous achetez vos pastilles/galets de chlore stabilisées, penchez-vous sur 3 paramètres en particulier :

  • Le taux de chlore par pastille (idéalement au moins 90%),
  • La durée de dissolution d’une pastille (plus elle est longue, meilleure est sa qualité),
  • L’augmentation du taux de stabilisant  (faible, ce sera mieux)

Une information simple permet ainsi de vérifier la qualité d’un galet de chlore.

Plus il fond vite, moins bonne est sa qualité.

C’est donc un moyen simple de comparer la qualité de plusieurs galets de chlore. Ainsi plus un galet de chlore stabilisé sera de bonne qualité, plus il comportement de chlore actif et moins de stabilisant. A l’inverse, un galet de moins bonne qualité comportera plus de stabilisant et moins de chlore.

Par voie de conséquence, votre taux de stabilisant augmentera plus vite puisque pour un résultat similaire, vous serez obligé de mettre plus de galets. Je pense que vous imaginez bien quelles en seront les conséquences.

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« Stabilisant, en avez-vous besoin pour le traitement de votre eau ? »

Oui et non ! Tout dépend du désinfectant que vous utilisez pour traiter l’eau de votre piscine. Si votre traitement est à base de chlore, alors oui, il sera nécessaire d’utiliser un stabilisant.

stabilisant

Du stabilisant pour votre piscine ?

Comme une grande majorité de propriétaires de piscine privée traitent au chlore, il y a de fortes chances que vous soyez concerné. Je vous propose donc une présentation de ce produit qui « s’invite » dans l’eau de votre piscine.

1/ Commençons par définir le stabilisant

Ce que l’on appelle « stabilisant » ou encore stabilisant du chlore et en fait de l’acide cyanurique ou encore de l’acide isocyanurique.

Bien que le stabilisant ne soit pas dangereux pour votre santé, il peut avoir une incidence directe sur la désinfection de l’eau. Il convient donc de le contrôler régulièrement et de surveillez attentivement son dosage.

2/ Quelle est son utilité ?

Il a un rôle primordial.

Il permet la rémanence du chlore. Pour en savoir plus sur la rémanence, je vous invite à consulter l’article complet qui lui est consacré. Vous pouvez y accéder en suivant ce lien.

Effectivement, l’acide hypochloreux (ou chlore libre) est très sensible au soleil. Les rayons ultraviolets de ce dernier ont la particularité de le détruire, tout simplement !

Pour éviter d’être obligé de mettre du chlore en permanence, on le combine avec un stabilisant. Celui-ci agit comme un filtre qui le protège des ultraviolets et permet ainsi de prolonger son action désinfectante dans le temps (la rémanence).

A titre d’exemple, si votre eau comporte 50mg/l de stabilisant, 70% du chlore est encore disponible après 3h d’exposition au soleil. En l’absence de stabilisant, il ne resterait que 5% de chlore !

En résumé :

  • Du chlore pour désinfecter
  • Du stabilisant pour permettre au chlore de désinfecter plus longtemps

A chacun son rôle !

3/ Quelle est son incidence ?

Malheureusement, l’acide cyanurique (le stabilisant) a une particularité qui ne nous arrange pas vraiment pour le traitement de l’eau de votre piscine.

Il ne se détruit pas !

Au fur et à mesure des traitements, sa concentration augmente progressivement dans l’eau. Cette augmentation dépendra du nombre et de la qualité des galets de chlore que vous utilisez. En fonction de sa qualité un galet de chlore de 200g peut libérer jusqu’à 100g de stabilisant.

Ceci explique l’avertissement que j’émettais au point 1/.

Il vous faudra mesurer régulièrement sa concentration car s’il n’y a pas de dangers, cet excès de stabilisant aura une autre conséquence.

  • Il va finir par bloquer l’action du chlore réduisant ainsi à néants son pouvoir désinfectant.

Ainsi, même si vos analyses indiquent un taux de chlore suffisant, votre eau va se troubler et les algues vont commencer à faire leur apparition.

Lorsque vous traitez au chlore, il n’est donc pas suffisant de vérifier le taux de chlore. Il faut également contrôler le taux de stabilisant. Si celui-ci est trop élevé, vous aurez beau rajouter du chlore, celui-ci sera inefficace, malgré un taux très élevé.

Par contre un minimum de stabilisant sera nécessaire afin qu’il puisse remplir son rôle de protection du chlore contre les UV. Si ce minimum n’est pas atteint, le chlore sera détruit par les rayonnements UV avant que son action désinfectante n’ai pu faire son effet.

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4/ Le stabilisant en chiffres

Voici les quelques chiffres à retenir concernant le stabilisant :

  • Taux de stabilisant trop faible  : inférieur à 20 mg/l (ou ppm)
    • Le stabilisant ne peut pas protéger suffisamment le chlore des rayons UV.
  • Taux de stabilisant idéal : de 20 à 30 mg/l (ou ppm)
    • Vous êtes très bon.
  • Taux de stabilisant acceptable : de 30 à 60 mg/l (ou ppm)
    • A surveiller de prêt.
  • Taux de stabilisant trop élevé : de 60 à 75 mg/l (ou ppm)
    • Surdosage, pensez à le faire baisser.
  • Taux de stabilisant excessif (saturation) : supérieur à 75 mg/l (ou ppm)
    • Il est impératif d’agir car le pouvoir désinfectant du chlore est fortement diminué, voir même quasi nul en fonction de votre taux exact.

Cet article vous a fait découvrir en grande partie le stabilisant. Dans  le prochain, que vous pouvez consulter ici, je finirai de vous présenter cet « invité » indésirable mais avec lequel il faut pourtant faire avec et comment le maîtriser.

A bientôt

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Crédit photos : © aquilus-piscines.com

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« La rémanence, une donnée importante pour votre piscine »

La rémanence. Connaissez-vous cette donnée étroitement liée au traitement de l’eau de votre piscine ? Elle est importante et pourtant, je ne suis pas certain que votre pisciniste vous en ait parlé !

On s’en soucie peu, puisque une fois que vous connaissez la marche à suivre pour traiter l’eau de votre piscine, tout se passe en général bien.

rémanence

Pourtant, il arrive un moment ou il va falloir s’y intéresser,

  • soit forcé, puisqu’un problème vient  de surgir avec votre habituel traitement,
  • soit parce que vous vous posez des questions sur la durée d’efficacité du traitement que vous mettez en oeuvre.

Je vous propose donc un petit tour d’horizon pour comprendre ce phénomène.

1/ Définition de la rémanence

Qu’est-ce qui ce cache derrière ce terme barbare ?

La rémanence est la durée pendant laquelle votre traitement va être actif sans que vous soyez obligé de le renouveler.

De celle-ci dépend donc l’efficacité de votre traitement sur la durée, rien que ça !

Ainsi, en fonction du type de traitement que vous utilisez, la rémanence de celui-ci sera plus ou moins longue. Certains, comme le traitement aux l’ultraviolets, n’ont aucune rémanence alors que d’autres comme le sulfate de cuivre ont une rémanence très longue.

2/ Plutôt longue ou brève ?

Les conséquences du choix de l’un ou l’autre sont bien définies :

  • Un traitement sans rémanence ou avec une rémanence faible nécessitera une intervention continue ou quasi continue.
  • Un traitement fortement rémanent pourra se contenter d’actions très espacées dans le temps.

Pourquoi on s’embête ?

On va donc utiliser des traitements fortement rémanents.

3/ Traitements à forte rémanence

En utilisant des traitements à forte rémanence, vous pourrez théoriquement minimiser le temps consacré à l’entretien de l’eau. Vous aurez ainsi moins de travail.

Malheureusement ce n’est pas si simple. Les produits fortement rémanents présentent un certain nombre d’inconvénients.

  • Ce sont eux qui présentent le plus grand risque de toxicité pour l’homme.
  • Ils peuvent provoquer l’apparition de taches de diverses couleurs (noires, brunes, vertes ou bleues) sur les parois de votre piscine.
  • Ils s’accumulent dans l’eau de votre piscine
  • Une fois l’eau de votre piscine saturée avec ces substances, il vous sera très difficile de vous en débarrasser. La seule solution consiste à vidanger une partie de votre bassin. En faisant un apport d’eau neuve, vous allez en diminuer la concentration.

Au final, plutôt que de limiter votre intervention pour l’entretien de l’eau de votre piscine, c’est exactement l’inverse qui va se produire.

Arriver à garder une eau parfaitement équilibrée va nécessiter une attention encore plus grande car il deviendra primordial de surveiller drastiquement le dosage de ces produits.

4/ Traitements non rémanent

Dans ce cas, il ne reste plus qu’à opter pour des traitement non rémanents, non ?

Pourquoi pas, mais comme je l’indiquais précédemment dans l’article, il va falloir traiter en continu afin de pouvoir maintenir l’efficacité souhaité.

Comme passer son temps à traiter l’eau de son bassin n’est pas vraiment le rêve de tout propriétaire de piscine, il a fallu trouver des solutions alternatives.

Pour ce faire, il y en a 3 qui s’offrent à vous :

  • Vous faire aider par des automatismes comme des distributeurs de produits désinfectant, pour l’oxygène actif par exemple ou des producteurs comme les ultraviolets.
  • Utiliser des produits doté d’une certaine rémanence afin d’espacer quelque peu les traitements
  • Utiliser des produits non rémanent mais auxquels on a ajouté un stabilisant permettant d’ajouter la rémanence nécessaire.

Cependant, vous serez aussi amené dans certains cas, à utiliser volontairement des traitements non rémanents.

C’est le cas pour les traitements chocs. L’objectif est ici d’effectuer un traitement rapide et violent. Dans ce cas vous ne cherchez pas à ce que votre traitement dure dans le temps, mais à provoquer une réaction « choc » par un apport de produit particulièrement élevé.

Dans ce cas, ce qui vous intéresse est une efficacité immédiate. Nul besoin de durer dans le temps.

5/ Un petit classement

Voici un classement non exhaustif de quelques traitements utilisés pour l’entretien des piscines privées en fonction de leur rémanence.

  • Faiblement rémanent, voire nulle :

Chlore non stabilisé (souvent appelé « chlore choc »)

L’oxygène actif

L’ozone

Les ultraviolets (rémanence nulle)

  • Rémanence de 3 à 5 jours :

Chlore stabilisé (souvent appelé « chlore lent »)

Brome

  • Rémanence longue, voire quasi-totale :

Sulfate de cuivre

Sels d’argent

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6/ Au final

Pour l’entretien de l’eau de votre piscine, vous cherchez donc un bon compromis entre une rémanence suffisante, afin que l’entretien ne devienne pas un calvaire, tout en limitant les risques pour votre santé. Le tout pour un budget raisonnable.

Ceci explique que souvent les piscines sont traitées avec des galets de chlore lent. Le traitement est efficace, possède une rémanence correcte et surtout il a la particularité d’être le plus abordable financièrement.

Pour être doté de rémanence, les galets de chlore lent contiennent un stabilisant. C’est le produit nocif lorsque sa concentration est trop forte, mais c’est aussi lui qui leur permet d’être efficace plus longtemps.

Le brome quant à lui, possède naturellement une certaine rémanence, mais reviens un peu plus cher à l’achat.

Votre choix se porte sur un traitement non rémanent, ultraviolets, oxygène actif, ozone, production de chlore par électrolyseur ?

Il vous faudra installer un automatisme. Celui-ci permettra une production ou une distribution en continue du stérilisant afin de palier à la non-rémanence. Naturellement, l’investissement initial sera plus élevé.

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Crédit photos : © l'Esprit Piscine

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