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« Désinfecter avec des méthodes moins connues, est-ce intéressant ? »

Dans le domaine  » traitement piscine « , je vous ai présenté les 2 « stars » de la désinfection puis les 2 « outsiders ».  Je vais maintenant vous présenter 4 autres méthodes vous permettant de traiter votre eau de baignade. Pourtant ces méthodes ne sont pas forcément moins efficaces, ou plus contraignantes à mettre en œuvre, souvent juste un peu moins courantes et encore …

traitement piscine : Electrolyseur au sel

Electrolyseur au sel

1/ L’électrolyse au sel

Pour vous le traitement de l’eau de votre piscine privée c’est :

  • Sans produits chimiques,
  • le plus simplement possible,

Le tout sans concessions sur la qualité du traitement.

L’électrolyse au sel est peut-être pour vous ?

Écologique, simple et efficace.

Trois termes qui pourraient qualifier ce traitement piscine vous permettant d’avoir une eau propre, claire et saine, naturellement.

Mais comment ça fonctionne ?

Introduisez dans votre bassin 4 à 5 grammes de sel par litre d’eau, le tout sous forme de pastille pour que ce soit simple.

Mettez votre filtration en marche.

Le sel sera transformé par électrolyse en chlore actif naturel, appelé hypochlorite de sodium.

Ce dernier éradiquera les micros-organismes, germes et autres bactéries. Ensuite il se re-transforme en sel sous l’action des rayons ultraviolets du soleil.

Pour finir, une nouvelle électrolyse le re-transforme en chlore actif et la boucle est bouclée.

Une eau salée se traite donc presque toute seule.

Pas tout a fait, puisque sans l’électrolyseur, rien ne se passe.

L’eau circule entre les électrodes en titanes recouvertes de métaux précieux afin d’être traitée. La diffusion de la quantité de chlore dans votre eau est gérée à l’aide d’un boitier de commande pilotant une cellule d’électrolyse.

 

1-1/ Contraintes

Elles sont peu nombreuses :

  • La moindre intervention sur l’eau, hivernage, renouvèlement, lavage du filtre ou même la pluie, modifie la concentration de sel. Il faut donc penser à en rajouter de temps en temps.
  • L’électrolyseur n’est pas gratuit ! De 600,00 € pour les moins cher à plus de 2.000,00 €. Mais ensuite vous n’aurez plus de produits chimiques traditionnels à acheter, alors est-ce plutôt une charge ou un investissement ?
  • La cellule de l’électrolyseur sera à changer au bout de quelques années. Encore 200,00€ à 1.000,00€ d’investissement en fonction des modèles.
  • Électrolyseur et  variations de PH ne font pas bon ménage, mais alors pas du tout ! Pour ne rien arranger la soude générée par l’électrolyse aura tendance à faire monter votre PH. L’équipement  d’un régulateur de PH est donc obligatoire. Voilà encore des coûts qui ce rajoutent.
  • Les électrodes ont tendances à s’entartrer, à se corroder et deviennent donc moins efficaces. Il faut donc les surveiller. Les appareils les plus sophistiqués disposent d’une fonction d’auto nettoyage. Pour les autres, il faudra utiliser des produits spécifiques que vous trouverez sans problèmes dans le commerce.
  • L’eau est salée, évidemment puisqu’on y met du sel ! Le taux est tout de même 10 fois inférieur à l’eau de mer (35g/l en moyenne). Mais alors est-ce encore un inconvénient ?

1-2/ Points forts

Il y en a aussi à mettre en avant :

  • La production du chlore est naturellement renouvelée en permanence. C’est donc une solution écologique et naturelle, mais surtout économique puisque le procédé se recycle constamment.
  • L’électrolyseur gère le traitement piscine automatiquement et en continu. Pas ou peu d’intervention humaine, donc un traitement grandement simplifié.
  • Une eau de très bonne qualité, saine, sans mauvaises odeurs et sans risques d’allergies.
  • Pas d’irritations des yeux, de dessèchement de la peau ou de décoloration des maillots.
  • L’électrolyseur en place et l’injection initiale de sel faite, le coût du traitement est extrêmement faible.
  • Mis en œuvre directement sur le système de filtration, ce procédé est compatible avec tous les types de piscines.

1-3/ Précautions

La durée journalière du traitement doit être scrupuleusement respectée.

Une durée inférieure provoquera la formation de chloramine. Préparez-vous alors aux irritations au niveau de la peau, des yeux et des muqueuses.

La durée journalière optimale de traitement en heure, se calcul en divisant par 2 la température de l’eau de votre piscine.

Comme indiqué dans les contraintes, il faut surveiller le dosage de sel dans votre eau de baignade.

Dès qu’il y a variation, évaporation, pluie, rajout d’eau, la concentration de sel en est changée et il convient alors de la réajuster.

En utilisation normale, c’est environ 10% de sel que vous serez amenés à rajouter par an.

1-4/ Types de traitements

Tout comme le PHMB, le traitement piscine au sel ne peut être utilisé que comme traitement de fond.

Il faudra donc utiliser un autre désinfectant pour effectuer un traitement choc si votre piscine le nécessite.

1-5/ Bilan

Basé sur un processus naturel et perpétuel, c’est un système écologique et économique à l’usage.

Fiable et automatique, l’entretien de votre piscine en devient moins contraignant, mais sa mise en place nécessite tout de même un certain investissement, cependant vite amortis.

 

2/ Les stérilisateurs à ultraviolets

Voilà un autre système bien adapté aux piscines privées mais pourtant peu connu.

Le principe du stérilisateur à UV est simple :

  • L’eau traverse en couche mince une chambre de traitement. Celle-ci comporte une ou plusieurs lampes au mercure qui envoient des rayons ultraviolets de type C.
  • Ces derniers inactivent les cellules vivantes contenues dans l’eau traversant cette chambre en agissant directement au cœur de l’ADN des germes.
  • Perturbant leur métabolisme jusqu’à leur destruction totale, ils bloquent le développement des bactéries et détruisent les germes pathogènes. Entre 90% et 99% des bactéries sont ainsi détruites.

2-1/ Contraintes

  • La 1ère est le prix ! Les systèmes bon marché sont en général très peu fiables. Le point important à surveiller est la taille de la chambre de traitement. En fonction de la résistance des germes, leur exposition peut nécessiter 1 à 2 secondes afin d’être détruit, ce qui nécessite une chambre d’une taille suffisamment importante.
  • La 2ème est la difficulté à trouver ce système, celui-ci étant peu proposé par les piscinistes.
  • Il sera nécessaire d’utiliser un traitement anti-algues en complément, surtout en période de fortes chaleurs.
  • Votre qualité de filtration devra être parfaite afin d’éviter qu’il y ai des particules de taille trop importante qui viendraient faire écran. La floculation est donc indispensable si vous utilisez un filtre à sable.
  • L’adjonction d’un produit rémanent comme le brome ou le chlore, même en si c’est en faible quantité, sera nécessaire pour conserver le pouvoir désinfectant un minimum de temps.  Sans cet adjonction de produit chimique, l’efficacité du désinfecteur et diminuée d’environ 20 à 30%.

2-2/ Points forts

Il y a de grosses contraintes, mais aussi tout de même quelques points forts :

  • La composition chimique de l’eau n’est pas modifiée,
  • L’eau est saine naturellement, sans odeurs et non irritante,
  • L’action des lampes ultraviolets ne modifient pas le PH,
  • Oubliez les problèmes de dosage, les lampes sont actionnées par programmation,
  • l’entretien se limite au remplacement des lampes tous les 2 ou 3 ans après environ 8000 heures de fonctionnement,
  • la consommation électrique est relativement limitée.

2-3/ Précautions

Enfin un système pour lequel il n’y a pas de précautions particulières à prendre !

2-4/ Types de traitements

On pourra mettre ça dans les inconvénients, mais le traitement à l’aide de stérilisateurs à ultraviolets ne peut être utilisé que comme traitement de fond.

Il faudra donc utiliser un désinfectant complémentaire pour effectuer un traitement choc.

2-5/ Bilan

C’est donc un système relativement naturel et confortable, même s’il souffre de l’adjonction nécessaire de brome ou de chlore afin d’en faire un désinfectant complet.

Solution autrefois peu intéressante de par son coût très élevé, elle revient progressivement sur le marché grâce à l’évolution de la technicité des rampes UV permettant maintenant des prix raisonnables.

De fait, le bilan général reste tout de même relativement mitigé.

 

3/ Traitement piscine : deux autres procédés

Vu leur très faible présence sur le marché je ne ferai qu’une rapide présentation des deux dernier procédés.

3-1/ Electrolyse cuivre-argent ou ioniseur

Un électrolyseur spécifique ou encore ioniseur est installé sur le système de filtration. Celui-ci produit, à l’aide d’électrodes cuivre-argent, de l’hydroxyde de cuivre (floculent), des ions cuivre (fongicide et algicide) et des ions argent (désinfectant).

Contraintes

  • Pour une désinfection totale, l’action d’un oxydant, en général du chlore en faible quantité est nécessaire.
  • Salissant si votre PH est élevé. Les ions cuivre se déposent et forment des taches brunes sur votre revêtement.

Points forts

  • C’est un procédé totalement naturel, si l’on excepte l’adjonction de chlore.
  • L’efficacité de purification est très stable même en cas de PH élevé. Mais attention aux tâches !
  • Utilisable avec tous les types de piscine.
  • Économique. L’électrolyse cuivre-argent ne nécessite qu’un investissement de départ et l’installation est assez simple.

3-2/ L’ozone

Un appareil spécial, appelé ozoniseur et positionné après le filtre, brise la molécule d’oxygène (O2) pour la transformer en ozone (O3).

Au contact de l’ozone, les matières organiques, les bactéries, les germes et les virus sont immédiatement détruits.

La nature étant bien faite, le nombre impair généré, instable, cherche automatiquement à se recombiner en nombre pair, re-transformant donc l’ozone en oxygène à la fin du cycle.

Contraintes

  • Une durée de vie courte de l’ozone (maximum 30 minutes). Elle ne permet donc pas une désinfection complète, nécessitant de procéder à des ajouts réguliers de chlore.

Points forts

  • Ce système permet d’avoir une eau saine et limpide, sans agression pour la peau ou les yeux.
  • C’est un procédé totalement naturel, si l’on excepte l’adjonction de chlore.
  • La transformation de l’oxygène en ozone étant automatique, l’ozoniseur fonctionnant en permanence, il n’est plus nécessaire de vérifier régulièrement le PH.

4/ A vous de jouer !

Sans rentrer dans les détails de chaque traitement piscine, ce qui aurait nécessité un article par traitement, vous avez maintenant une vue d’ensemble des différentes solutions possibles.

De manière générale, quelque soit la méthode de traitement piscine que vous aurez retenu, en ce qui me concerne j’ai opté pour le brome, méfiez-vous des produits à bas prix. Les composés chimiques de certains produits sont souvent modifiés et donc de mauvaise qualité.

 

Pour finir, un conseil :

De la recherche constante de l’économie sur les produits de traitement ou le système de filtration  il en résulte souvent une qualité d’eau médiocre voir mauvaise.

Ceci engendre ensuite de lourdes dépenses pour renouveler intégralement l’eau afin de « ravoir » une eau de qualité.

 

Une eau de qualité dépend donc essentiellement la régularité avec laquelle vous la contrôlez afin de pouvoir réagir rapidement lors de dérives.

Ceci vous permettra d’éviter l’injection massive de produits chimique pour en corriger les paramètres.

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 Crédit photos : © Zodiac

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« Pour l'hivernage aussi il y a des cas particuliers » - Sa piscine

2 années ago

[…] Lorsque la température de votre eau passe sous les 16°C, il est recommandé de stopper votre électrolyseur. […]

THOMAS Ludovic

2 années ago

Bonjour et merci pour ces conseils complets.

Emmanuel

2 années ago

C’est un plaisir de vous apporter mes conseils.

Bien cordialement
Emmanuel

Givone

2 années ago

Bonjour
Merci beaucoup pour vos conseils clair et limpides
Avez vous un dossier sur le TAC comme celui du pH?
Salutations

Emmanuel

2 années ago

Bonsoir,

Merci pour vos encouragements.
Il y a effectivement des articles traitant du TAC et notamment celui-ci que vous trouverez en suivant ce lien.

Bien cordialement
Emmanuel

AlainH

2 années ago

Bonsoir,
Mon post n’est pas très gai, mais il est nécessaire. Je suis âgé mais encore assez valide. Pour l’instant, je peux assurer l’entretien de notre piscine. Mais un jour ou l’autre (je préférerais après l’autre), c’est sûr que je ne pourrais plus.
Elle me voit avec mon ph-mêtre, grogner après les chloramines, et tous les petits soucis d’une petite piscine avec de grandes satisfactions. Elle compatit sans trop comprendre les soucis piscinesques. Mais elle aime se baigner et elle se baigne encore aujourd’hui à une température d’eau de 18. Normal, elle est jeune. Elle n’a que 68 ans. Perso, rien qu’à regarder le thermomêtre , je revêts ma combinaison néoprêne et je me blotis dans la chaufferie.
Je sais qu’elle ne pourra pas gérer comme je le fais. J’en déduis que seules les solutions automatisées calmeront ses inquiétudes et mes angoisses. S’il faut quelques rares aides ponctuelles, mon fils (en fait, le sien car nous avons préféré ne pas nous reproduire, étant déjà nantis auparavant), bien que surbooké, interviendra.
Sachant que nous avons une Desjoyaux avec le modèle ….180, (le plus exigüe ?) quel serait le système le moins mal adapté à la piscine d’une veuve qui , je l’espère, ne sera pas trop éplorée et continuera à se baigner quand il neige ?
Bien sûr, je vais me rapprocher de mon concessionnaire Desjoyaux comme ils disent (attention à ce que la proximité ne soit pas de la promiscuité, hein!). Mais j’aime bien avoir des pistes avant d’avoir à faire à des commerciaux.
Merci de me lire et de me donner votre sentiment.
@+

Emmanuel

1 année ago

Bonsoir Alain,

Effectivement, on ne peut pas vraiment dire que votre post est gai, … contrairement à vos précédent. A vous lire on avait vraiment l’impression de lire la prose d’un homme plein de vitalité et de soif de vivre.
Allez reprenons un peu de poil de la bête et on va mettre en oeuvre votre projet d’automatiser le traitement de votre piscine, déjà pour vous soulager aujourd’hui. C’est tout de même mieux s’il n’y a plus qu’à (enfin presque) profiter, non ?
Pour commencer, équipez-vous d’un régulateur de pH. Voilà déjà un gros travail en moins. Ensuite optez pour un traitement automatisé à l’électrolyse au sel. Et hop, un 2ème souci en moins. Pour le nettoyage, un robot électrique fera merveille. 3ème souci en moins. Ensuite, il existe des automatismes basés sur la domotique qui s’occupent de coordonner les différents éléments en pilotant les multiples appareils (régulateur pH, chauffage, électrolyse, filtration, éclairage, …). Ils disposent pour ce faire de multiples sondes qui leurs permettent de prélever les paramètres nécessaires afin d’ajuster ce qu’il faut où il faut.
Les plus sophistiquées utilisent même la mesure du redox, cf mon article sur le sujet. Et pour finir, vous pouvez suivre le tout sur des appareils déportés (en WIFI par exemple) ou même des smartphones ou ordinateurs depuis l’autre bout du monde (la magie d’Internet). Bon tout ça à un coût qui n’est pas neutre, il faut dire.

Mais en commençant par le régulateur, l’électrolyse au sel, et le robot, vous limitez déjà grandement les différentes interventions.

Maintenant, il n’y a plus qu’à aller voir votre revendeur … et lui dire que ce qu’il vous propose est trop cher et que ce serait sympa s’il pouvait vous faire un « gros » effort sur le prix 😉

Allez bonne chance pour la négociation et équipez-vous progressivement.

A vous lire

Emmanuel

AlainH

1 année ago

Merci.

Parard Gilles

7 mois ago

Bonjour,
Merci pour vos articles.
Est-il possible dans le cas d’une piscine miroir 6mx3m (miroir sur la moitié de la périphérie). de mettre dans le bac tampon des nénuphar et des poissons (rouges). Dans ce cas, quel type de traitement est le plus adapté. Enfin avez- vous des informations sur le traitement par osmose.

Emmanuel

7 mois ago

Bonsoir,

Je ne suis pas spécialiste des végétaux ou animaux, mais de piscines. Je doute que ce soit une bonne idée, mais il serait préférable de vous renseigner auprès d’un aquariophile.
Je n’ai que peu d’éléments concernant le traitement par osmose.

Cordialement
Emmanuel

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