« Les galets de chlore, ce qu’il faut savoir pour bien les utiliser »

Dans le précédent article, auquel vous pouvez accéder en suivant ce lien, je vous ai présenté le chlore ou plutôt les galets de chlore. J’y ai également abordé le sujet du prix et le pourquoi d’une telle disparité lorsque vous les achetez. Maintenant vous en avez acheté. Mais comment les utiliser au mieux ?

galets de chlore

Petit tour d’horizon.

1/ Commençons quantifier

La définition du taux de chlore dans votre piscine va se faire principalement à l’aide de 2 unités de mesures.

  • Le Partie Par Million, plus communément appelé ppm,
  • Le Milligramme par Litre, dénommé mg/l.

Ça commence mal. Il y a déjà 2 éléments pour indiquer la même chose !

Pas d’inquiétude, la correspondance entre les 2 mesures est très simple :

1 ppm = 1 mg/l.

Vous pourrez ainsi utiliser indifféremment l’une ou l’autre unité, bien que l’acronyme ppm soit le plus utilisé.

2/ Et je mets combien de galets de chlore ?

Officiellement, il n’y a aucune obligation légale sur ce point, concernant les piscines privées.

Par contre, il y en une pour les piscines publiques.

Cette règlementation, publiée au Décret n°81-324 du 7 avril 1981, encadre le taux de chlore qui devra être présent dans l’eau des piscines publiques.

2-1/ Pour les piscines sans stabilisant

La règlementation impose de respecter les valeurs suivantes :

  • Chlore libre actif : entre 0,4mg/l et 1,4mg/l
  • Chlore combiné : ne devra pas excéder 0,6mg/l
  • Le pH : devra être maintenu entre 7,2 et 7,4

2-2/ Pour les piscines traitées avec du chlore stabilisé

Les valeurs suivantes devront être respectées :

  • Chlore libre actif : au moins égale à 2mg/l sans toutefois dépasser 3mg/l
  • Chlore combiné : ne devra pas excéder 0,6mg/l
  • Le pH : devra être maintenu entre 7,2 et 7,5
  • Le taux de stabilisant (acide isocyanurique) se trouvera idéalement entre 20 et 30mg/l. Les conséquences d’un taux différent, je vous en parle dans cet article concernant le stabilisant.

Pour celles et ceux qui n’ont pas lu mon article sur le stabilisant, notez qu’il y a plusieurs familles de Chlore. La formule qui les lie se présente sous la forme suivante :

Chlore total = Chlore libre (ou chlore actif) + Chlore combiné (ou chloramine)

2-3/ Au final

Dans le cadre privé, vous êtes libre de faire ce que vous voulez. Il n’y a donc pas de préconisations.

Pour l’efficacité du traitement et pour votre santé tout simplement, je vous recommande vivement de respecter les préconisations imposées aux piscines publiques.

3/ Place au contrôle

Vous savez ce que c’est, vous connaissez l’unité de mesure et vous savez combien il faut en mettre.

Il ne reste plus qu’à pouvoir le contrôler afin de maintenir en permanence le taux nécessaire (à vérifier au moins 1 fois par semaine).

3-1/ Testeurs réactifs ou colorimétriques

Le principe est simple.

  • Vous disposez d’un testeur, composé d’un cylindre, pour prélever un peu d’eau dans votre piscine.
  • Rajoutez le réactif (gouttes ou pastilles DPD1). Ce réactif va colorer l’eau contenu dans votre testeur.
  • Il ne vous restera plus qu’à comparer la couleur obtenue avec celles indiquées sur l’échelle de couleur que vous trouverez sur le testeur.
  • Vous avez ainsi une lecture directe de la teneur en chlore de votre eau.

3-2/ Testeurs à bandelettes

Si vous optez pour des bandelettes,

  • Trempez simplement la bandelette dans l’eau de votre piscine.
  • Après quelques secondes, vous la sortez de l’eau.
  • Comparez alors la couleur du réactif sur la bandelette avec l’échelle colorimétrique que vous trouverez sur le tube ayant contenu la bandelette.
  • Là aussi vous aurez une lecture directe votre taux de chlore.

3-3/ Testeurs électroniques

Les plus sophistiqués, les plus simples, les plus précis, mais aussi les plus chers.

Il existe différents types de testeurs électroniques. En général il suffit de tremper la sonde dans l’eau. Un afficheur, soit à d’aiguilles, soit digital, vous indiquera la concentration de chlore dans l’eau de votre piscine.

Afin de garantir des mesures fiables, les testeurs électroniques devront être étalonnés. Vous devrez le faire avant la 1ère utilisation puis plus ou moins régulièrement en fonction du modèle.

4/ Encore un contrôle

Mesurer la concentration de chlore dans votre bassin ne suffit pas. Vous devrez également mesurer le taux de stabilisant.

Bien qu’il soit utilisé pour son principal atout, permettre de prolonger l’action du chlore, il a aussi un inconvénient de taille. Il peut avoir pour conséquence de baisser voire annihiler l’efficacité du chlore.

Pour en savoir plus, consulter ici mon article sur le stabilisant.

5/ Les conséquences d’un mauvais dosage

5-1/ Le sous-dosage

La conséquence semble évidente. Votre eau ne contenant pas assez de désinfectant, elle va « tourner ».

Les bactéries et autres algues indésirables vont s’installer dans votre piscine. Le taux de chloramines va être élevé, voir ici l’article sur les chloramines, et votre eau va … sentir le chlore ! Effectivement une eau ayant une forte odeur de chlore, ou plutôt d’ammoniac dû aux chloramines, est une eau dans laquelle il n’y a pas assez chlore.

Sur la santé aussi les conséquences peuvent être importantes. Une eau ayant une forte teneur en chloramine peut être à l’origine d’irritations (yeux, cutanées), d’eczéma voire de problèmes respiratoires.

5-2/ Le sur-dosage

Si le sous-dosage est néfaste pour la santé, le sur-dosage également !

Un excès de chlore dans l’eau va également provoquer des irritations avec cette sensation d’eau qui pique, qui agresse. Mais il n’y a pas que pour la santé qu’un surdosage est néfaste.

Une eau fortement chlorée va être agressive. Elle va attaquer les couleurs, provoquer un vieillissement prématuré ou une dégradation des revêtements, textiles, parties en PVC ou métalliques plongés dans l’eau.

5-3/ Le bon dosage

Il est donc nécessaire de surveiller la concentration de chlore de l’eau de votre piscine.

Elle devra toujours être comprise aux alentours de 2mg/l (cf partie 2 de cet article).

5-4/ Pas que le chlore …

Bien doser le chlore n’est pas suffisant. Pour être vraiment efficace, il faut également veiller à 2 autres paramètres, tout aussi importants.

  • Le pH
  • Le stabilisant

Vous pouvez effectivement avoir un taux de chlore tout à fait correct mais une eau qui verdit et se remplit d’algues. C’est que l’un de ces 2 taux n’est pas correct !

  • Le pH, il vous faudra le maintenir entre 7,2 et 7,4. A ces niveaux de pH, le chlore est efficace à environ 60%, ce qui est recommandé. Avec un pH de 7,8 par exemple, le chlore ne sera plus efficace qu’à 30% !

Ne cherchez pas l’efficacité maximale du chlore. Ce sera avec un pH de 5,5. Cependant, à ce niveau de pH, l’eau est beaucoup trop acide pour que l’on puisse s’y baigner.

  • Concernant le stabilisant, je vous ai déjà indiqué précédemment pourquoi celui-ci devait être contenu entre 20 et 60mg/l et les effets dévastateurs d’une sur-stabilisation.

6/ Voyons la diffusion

3 modes de diffusion sont possibles pour vous permettre de traiter l’eau de votre piscine avec des galets de chlore.

6-1/ Le skimmer

Vous mettez directement vos galets de chlore stabilisé dans votre skimmer.

Bien que cette solution soit utilisée par une grande majorité de personnes traitant au chlore, je ne la recommande pas. Effectivement, votre galet va se trouver dans un espace avec finalement relativement peu d’eau, même si elle circule.

La concentration en chlore dans le skimmer (ou préfiltre de skimmer si vous en utilisez) puis la conduite menant à la filtration et finalement la filtration elle-même, sera donc particulièrement élevée. Elle va provoquer un vieillissement et une dégradation prématurée de ces éléments.

6-2/ Le Diffuseur

Si vous utilisez un diffuseur de chlore flottant, celui-ci se trouvera directement dans votre bassin.

Cette solution alternative permet d’éviter de mettre les galets de chlore dans le skimmer. Moins onéreuse que la suivante et même si la forte concentration de chlore risque de le faire vieillir, il sera très facile de le remplacer pour un coût peu élevé, contrairement à un skimmer.

6-3/ Le Chlorinateur

Le chlorinateur est un contenant, dans lequel vous allez placer vos galets de chlore et qui permettra de réguler la distribution de chlore.

Installé au niveau de votre circuit de filtration, il vous donne accès à une gestion plus fine et régulière du taux de chlore dans votre bassin.

Quel que que soit le mode de diffusion que vous aurez retenu, les galets de chlore vont se dissoudre lentement dans l’eau permettant l’apport de chlore nécessaire à la désinfection de votre eau de baignade.

A bientôt pour un nouvel article.

 

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« Galet de chlore, à tous les prix … ou presque  »

Vous utilisez des galets de chlore pour traiter votre piscine, comme une grande majorité d’heureux propriétaires de piscines privées. Mais à chaque fois que vous refaites votre stock, vous vous posez à nouveau les mêmes questions.

Pourquoi une telle différence de prix entre les galets ?

Faut-il prendre un galet de chlore de marque ou pas ?

Qu’est-ce qui justifie, ces écarts de prix ?

Et bien d’autres questions encore…

 

Diffuseur de chlore

Diffuseur de chlore

En avant pour un article qui va vous aider à y voir plus clair.

1/ Pour commencer, explications

Le galet de chlore, tout comme le brome, l’oxygène actif, ou d’autres produits de traitement a pour but de désinfecter de votre piscine. Le chlore est cependant le traitement le plus connu et donc le plus utilisé dans le cadre des piscines privées.

Le fait qu’il soit simple à utiliser et bon marché y est sûrement pour beaucoup !

Mais qu’est-ce exactement ?

Le chlore est un puissant oxydant qui détruit toutes les matières organiques. Pour faire simple, l’oxygène contenu dans la molécule de chlore se détache et va se fixer sur les molécules de matières organiques. Cet apport d’oxygène perturbe l’équilibre des molécules qui le reçoivent et se désagrègent.

Revers de la médaille, le chlore ayant perdu tout ou partie de son oxygène, se transforme en chloramines.

2/ Comme souvent, il y a des inconvénients

Malheureusement, il n’y a pas qu’en faisant son travail, détruire les matières organiques, que le chlore se transforme en chloramines. Le chlore est également un produit instable ayant une faible rémanence. Il va ainsi se transformer spontanément en chloramines sous l’effet de la lumière, de la chaleur et des ultraviolets.

Ces 3 éléments, ainsi que certains autres (quantité de matière organique dans l’eau, temps de filtration, …) interviennent donc dans la vitesse de dissolution du galet de chlore.

Pas de quoi nous arranger.

Nous voudrions que l’action du chlore dure dans le temps. Il va donc falloir apprendre à le doser afin de pouvoir contrôler son action désinfectante.

Effectivement, un sous-dosage rend la désinfection insuffisante et un surdosage est nuisible au confort de baignade et à la santé des baigneurs (irritations, allergies). De plus il accélère considérablement le vieillissement des composants de votre piscine (revêtement, éléments de filtration).

Pour nous aider dans cette gestion, au moment de sa fabrication, les molécules de chlore contenu dans les galets ont été associées à un stabilisant.

Cette combinaison permet de ralentir la vitesse de diffusion du chlore et donc d’obtenir la rémanence tant souhaitée. Elle permet ainsi de réguler la quantité de chlore présente dans votre piscine. On parle donc de chlore stabilisé ou chlore à diffusion lente. Le stabilisant résout donc un problème, mais en apporte d’autres.

Je vous invite à lire mon article sur le stabilisant pour en savoir plus.

3/ Il se présente comment le chlore ?

Vous le trouverez sous forme de galets ou de pastilles. L’utilisation de l’un ou l’autre dépendra du volume d’eau de votre piscine.

galet de chlore

Pastilles de chlore

  • La pastille de 20g : elle permet de traiter environ 2m3 d’eau,
  • Le galet de 200g : il permet de traiter environ 25m3 d’eau,
  • Le galet de 500g : il permet lui de traiter environ 50m3 d’eau.

À vous ensuite d’ajuster le nombre de pastilles ou de galets en fonction de la taille de votre bassin.

Par exemple, 3 galets de 200g pour une piscine de 75m3.

3-1 / Son autonomie ?

Elle sera d’environ 1 semaine. Cependant, la situation et l’état de votre piscine peuvent la faire varier fortement. Vérifiez régulièrement et renouvelez le(s) galet(s) dès que celui (ceux) en place est (sont) dissous aux 3/4.

Ainsi en cas de forte chaleur ou d’utilisation intensive de votre piscine, vous pouvez être amené à mettre un nombre plus important de galets, voire même de compléter votre traitement par un apport de chlore non stabilisé et donc à dissolution rapide.

Il vous faudra donc analyser régulièrement votre eau pour contrôler et réajuster le taux de chlore et donc l’action désinfectante.

3-2/ Attention, vigilance …

Le chlore est un produit chimique qui dans certaines circonstances peut-être dangereux.

Faites donc particulièrement attention à ces 2 points :

  • Ne mélangez jamais du chlore stabilisé et du chlore non stabilisé.

Il y a un vrai risque d’explosion. Si vous avez 2 diffuseurs, vous pouvez mettre du chlore stabilisé dans l’un et du non stabilisé dans l’autre, mais jamais ensemble. De même il est préférable de rincer votre diffuseur avant de passer d’un type de chlore à l’autre.

  • Ne mettez jamais un galet directement dans votre bassin.

Si le revêtement de votre piscine est un liner ou une piscine coque, en se posant sur le fond, la forte concentration de chlore va provoquer une décoloration du revêtement. Vous aurez alors une marque que vous n’arriverez plus jamais à enlever.

4/ Et la différence de prix ? 

Elle s’explique principalement par la qualité de fabrication du galette chlore. Une densité de compactage élevée, un pourcentage de chlore actif important, une concentration de stabilisant limitée au strict nécessaire et vous aurez un galet de chlore de qualité. Il sera aussi plus cher.

En contrepartie, sa dissolution sera plus longue. Un même galet de chlore désinfectera donc plus longtemps.

Pour faire simple, plus un galet de chlore met de temps à se dissoudre, meilleure est sa qualité.

Un cran au-dessus, vous avez également les galets de chlore sans acide borique.

Retenez qu’un galet de chlore de qualité aura :

  • Une densité de compactage importante
  • Un taux de chlore actif élevé, au moins 90%
  • Une concentration de stabilisant limitée
  • Une odeur de chlore limité
  • Mais un prix plus élevé

5/ Et les multifonctions ?

Les galets de chlore appelés multifonctions associent en fait l’action désinfectante à d’autres préparations. En fonction des cas, il peut ainsi avoir une action algicide, floculante, anti-calcaire, … .

D’utilisation facile, mais vous maîtriserez moins ce que vous faites.

6/ Un galet de chlore de mauvaise qualité …

Hormis le fait d’être obligé d’en mettre plus, du fait de sa teneur plus faible en chlore actif, un galet de mauvaise qualité aura souvent d’autres conséquences sur votre piscine.

Il en résultera en général une baisse notable de la qualité de votre eau qui pourra se traduire par :

  • Une eau trouble ou coloré,
  • Le dépôt de résidus blanc dans le fond de votre bassin ou du skimmer,
  • Un apport souvent excessif de stabilisant qui vous imposera des vidanges plus fréquentes.

7/ Finalement, le prix de revient d’un galet de chlore …

Il peut être judicieux de faire le calcul.

Entre un galet de chlore :

  • peu cher mais qui nécessitera d’en mettre plus en risquant de provoquer les désagréments dont je parle juste ci-dessus
  • et un galet plus cher mais plus efficace en terme de désinfection et apportant moins d’effets secondaires sur le long terme ,

Le moins cher n’est peut-être pas nécessairement celui auquel on pense.

Mais comparer des galets ne sera pas facile.

Si vous lisez les caractéristiques, vous verrez que les informations données sont très variables. Alors que certains fabricants vous donnent la composition et vous indiquent même le temps de dissolution en fonction de divers paramètres, d’autres ne vous indiquent rien !

Lors de vos achats, regarder tout de même le taux de chlore actif, (90% pour un galet de bonne qualité) et le dosage recommandé. Vous aurez déjà là de bonnes indications sur la qualité des galets.

 

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« Le stabilisant, les conseils pour le maîtriser »

Dans mon précédent article dont vous pouvez prendre connaissance ici, je vous présentais le stabilisant. Je vais maintenant aller un peu plus loin sur le sujet afin que vous puissiez avoir une connaissance plus complète.

Mesurer le stabilisant

Mesurer le stabilisant

 

1/ Au fait, comment je fais pour mesurer le stabilisant ?

Rien de plus simple.

Cette mesure est donnée par la majorité des bandelettes de mesures que vous trouverez sur le marché. La même bandelette vous donnera en général le taux de chlore, le pH, le TAC et le taux de stabilisant.

Par précaution, faites cette mesure au moins 1 à 2 fois par saison.

2/ Le stabilisant a aussi une autre incidence sur le chlore …

Effectivement, le stabilisant diminue la teneur en chlore actif.

Il vous faudra donc maintenir une concentration de chlore plus élevée.

L’arrêté du 28 septembre 1989 stipule que :

  • Pour les eaux contenant de l’acide cyanurique (le stabilisant), la teneur en chlore libre sera d’au moins 2mg/l, sans toutefois dépasser 3mg/l.
  • Pour les eaux dépourvues de stabilisant, la teneur de chlore actif sera dans ce cas comprise entre 0,4 et 1,4mg/l.

3/ J’ai trop de stabilisant, que faire ?

Voilà une perspective peu réjouissante puisque le stabilisant ne se dégrade pas dans l’eau !

Une seule solution pour faire baisser le taux de stabilisant.

  • Vider partiellement votre piscine et renouveler avec de l’eau « neuve ».

N’oubliez pas de faire ensuite un traitement choc afin de rendre la nouvelle eau saine et propre à la baignade.

Il est par ailleurs conseillé de renouveler annuellement entre 30 et 50% de l’eau de votre piscine. C’est en général ce que vous êtes amené à effectuer au moment de l’hivernage. De plus, tout au long de la saison, vous effectuez des apports réguliers. Ceux-ci sont souvent nécessaires pour compenser l’évaporation naturelle ou encore l’eau que vous avez évacué lors des lavages du filtre.

Ces renouvellements « nécessaires », combinés à la vidange partielle lors de l’hivernage, permettent en général de maintenir le taux de stabilisant en-dessous de la norme de saturation.

En prévention, vous pouvez également alterner les différents types de chlores.

Ainsi, si votre taux de stabilisant est correct, vous pouvez tout à fait utiliser du chlore non stabilisé, présenté sous forme de sticks. Vous pourrez ainsi limiter la sur-concentration de stabilisant dans votre eau de baignade.

Attention :

Il ne faut surtout pas mélanger les 2 types de chlores (stabilisé et non stabilisé). La réaction peut-être explosive !

Veillez à bien vérifier qu’il ne reste plus de chlore stabilisé dans votre distributeur avant de mettre du non stabilisé. L’inverse est vrai aussi.

4/ On ne parle pas du brome ?

A juste titre.

Un des avantages du brome est sa bonne résistance aux UV émis par le rayonnement solaire. Contrairement au chlore, il n’a donc pas besoin d’être stabilisé.

Si vous mettez du stabilisant dans une piscine traitée au brome, vous allez provoquer la formation de bromocyanurates ce qui aura pour effet de bloquer les actions bactéricides et oxydantes du brome.

5/ A retenir sur le stabilisant 

Comme je l’indiquais dans l’article précédent, entre le chlore et le stabilisant, chacun à son rôle. Celui du stabilisant est de prolonger l’action du chlore et donc de vous permettre de diminuez votre consommation de chlore tout en l’utilisant comme traitement de fond. On parle alors de chlore stabilisé, chlore lent ou chlore organique.

J’en parlai dans l’article, il est également possible d’utiliser du chlore non stabilisé ou chlore inorganique (hypochlorites de sodium ou eau de javel, hypochlorite de calcium). Vous les utiliserez plutôt pour des traitements rapides et brefs, comme les traitements choc. Pour retarder la sur-stabilisation, vous pouvez aussi les utiliser et ainsi varier les types de chlore utilisés, avec et sans stabilisant.

Je me répète, si vous alternez chlore stabilisé et non stabilisé, veillez à bien respecter bien les consignes indiquées précédemment.

Mais pour revenir au chlore stabilisé, voici un petit conseil pour finir cet article.

Lorsque vous achetez vos pastilles/galets de chlore stabilisées, penchez-vous sur 3 paramètres en particulier :

  • Le taux de chlore par pastille (idéalement au moins 90%),
  • La durée de dissolution d’une pastille (plus elle est longue, meilleure est sa qualité),
  • L’augmentation du taux de stabilisant  (faible, ce sera mieux)

Une information simple permet ainsi de vérifier la qualité d’un galet de chlore.

Plus il fond vite, moins bonne est sa qualité.

C’est donc un moyen simple de comparer la qualité de plusieurs galets de chlore. Ainsi plus un galet de chlore stabilisé sera de bonne qualité, plus il comportement de chlore actif et moins de stabilisant. A l’inverse, un galet de moins bonne qualité comportera plus de stabilisant et moins de chlore.

Par voie de conséquence, votre taux de stabilisant augmentera plus vite puisque pour un résultat similaire, vous serez obligé de mettre plus de galets. Je pense que vous imaginez bien quelles en seront les conséquences.

 

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